Image satellite de San Salvador

Image du mois, issue de données Sentinel-2

Lorsque je regarde cette image satellite de San Salvador, capitale du Salvador, voilà ce qui me frappe tout de suite : mais pourquoi cette ville, qui plus est la capitale, donc le centre administratif et politique du pays, s’est développée ainsi sur les flancs d’un volcan ?

Le volcan Quetzaltepec ou la montagne de l’oiseau quetzal

Commençons par poser le décor. Le volcan, c’est le Quetzaltepec (1959 m) ce qui veut dire montagne de l’oiseau quetzal. Il est également appelé volcan de San Salvador ou El Boquerón. La ville c’est San Salvador, qui regroupe plus de 1 ,5 millions d’habitants si l’on prend en compte l’aire métropolitaine. Et le pays c’est le Salvador, qui compte pas moins de 20 volcans sur son territoire, dont deux actifs ces dernières années. Le Quetzaltepec n’en fait fort heureusement pas partie.

San Salvador est coincé entre son volcan à l’ouest et le lac Ilopango à l’est, ce dernier étant d’ailleurs un lac de cratère. Quand je vous dis que c’est une zone volcanique ! La région a été appelée « Valle de Las Hamacas », ce qui veut dire vallée des hamacs à cause des nombreux tremblements de terre recensés au fil des siècles.

Un peu d’histoire maintenant.

La ville de San Salvador a été détruite partiellement ou totalement plusieurs fois dans son histoire, soit par des éruptions du Quetzaltepec ou des tremblements de terre liés bien évidemment à l’intense activité sismique de la région. La dernière éruption date de 1917. Elle a entraîné d’immenses coulées de lave qui sont toujours visibles sur les flancs nord ouest du volcan. Voilà quelques photos d’archives de cet évènement.

Le dernier épisode sismique est beaucoup plus récent et remonte à 1987. Il a causé près de 1500 morts et d’importants glissements de terrain dans plusieurs quartiers de la ville.

Volcan_San_Salvador

Vivre au pied d’un volcan

San Salvador fait partie de ces nombreuses villes qui se sont développées au pied d’un volcan. Malgré les dangers que représentent éruptions et tremblements de terre, les hommes se sont toujours installés à proximité des volcans. « A ce jour, 500 millions de personnes dans le monde vivent près d’un volcan en activité », a indiqué le vulcanologue Jacques-Marie Bardintzeff.

Pourquoi vivre dans un environnement aussi dangereux ? Plusieurs raisons sont généralement invoquées : la fertilité des terres volcaniques propice au développement de l’agriculture, l’exploitation des différents minéraux rejetés lors des éruptions et l’énergie géothermique. On peut citer également le tourisme qui fait vivre les populations locales. Les volcans, actifs ou non, attirent chaque année des millions de touristes, simplement pour découvrir des sites extraordinaires.

A Clermont-Ferrand, où se trouve PlanetObserver, nous sommes bien placés pour parler de l’attractivité des volcans. Juste à l’ouest de la ville s’étend la chaîne des Puys, un ensemble de 80 volcans s’étirant sur plus de 45 kilomètres. Aucun n’est actif toutefois. Je tiens à le préciser pour rassurer nos fidèles lecteurs ! La ville ne s’est pas étendue sur les pentes du Puy de Dôme (1465 m) qui est le sommet culminant de la chaîne des Puys. Toutefois, les roches volcaniques de la région ont été largement exploitées au cours des siècles. Par son architecture, la ville de Clermont-Ferrand en est le symbole même.  De nombreux bâtiments et édifices, dont la cathédrale, ont été bâtis en pierre de Volvic, une roche volcanique locale de couleur grise ou noire qui marque la ville de son empreinte.

Pour la Fête nationale du Salvador, le 15 septembre.

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